Bilan 2008, part 1/2 : Bilan moral
Par stArk le 5 janvier 2009

Avant toutes choses, nous vous souhaitons une excellente année 2009. Qu’elle vous soit à tous créative, familiale, pimentée et profitable !
2008 est donc à présent derrière nous et STEAW fête ses 5 mois. Beaucoup de choses à dire… Pour celles et ceux qui ont raté le premier épisode, je vous invite à lire mon bilan de début d’activité.

Bilan moral Steaw va très bien et son équipe aussi. Plus les semaines passent et plus le travail devient captivant et “cool”. Captivant car plein de choses arrivent. De nouveaux plans, de nouveaux projets, de nouveaux horizons. Cool car je maîtrise de mieux en mieux mon temps et j’arrive à bien gérer la balance vie pro / vie perso.
Les 2 premiers mois ont été assez intenses au niveau du rythme de travail. La partie commerciale me prenait beaucoup de temps et cassait mes journées de prod, baissant la productivité et donc allongeant la durée du travail (tout est lié).
Mais depuis 2/3 mois, un nouveau phénomène change radicalement mon agencement du temps. J’ai acquis grâce à mes premiers clients des références et des référents qui font parler de STEAW. Ainsi, j’ai reçu pas mal d’appels et de mails du type “Bonjour, j’ai vu ce que tu as fait pour Ilan et je suis moi aussi intéressé par…” ou encore “Bonjour, je t’écris de la part de Denis, qui t’a vivement recommandé…”. J’économise ainsi toute la phase d’approche et de démarche client. Ce qui me fait gagner un temps fou, ne casse plus mes journées, augmente ma productivité et donc me permet de bien gérer ma balance vie pro / vie perso (tout est lié).
Encore une fois, merci à vous.
Toujours dans cette recherche du temps perdu, j’ai réalisé que travailler de chez soi n’était pas la meilleure des choses pour moi. Non pas que je passais mes journées à dormir sur le canapé mais, bien au contraire, je travaillais trop. Ou du moins, trop longtemps. Comme j’avais tout sur place, ma vie et mon boulot, il était facile pour moi de me remettre à travailler juste après le dessert. Et ça, c’est mal. J’ai donc sauté sur une occasion en or, une sous location sur les grands boulevards, pour squatter un bureau dans boîte très très sympa. Reprendre un trajet quotidien pour “aller au travail”, m’a permis de me fixer des limites. Une heure de début et une de fin bien définies permettent de bien conditionner sa journée. De retour à la maison, il reste le laptop au cas où, mais le but du jeu est de se considérer comme “rentré du travail”. Pour moi, ça marche très bien.
Ca se passe bien avec Vincent. Je suis très content de notre collaboration et je pense que lui aussi. On se sert de notre fraternité comme d’une force : Confiance, franchise et entre-aide. Cela nous permet d’avancer vite, cote à cote et dans la bonne humeur. C’est parfait.
Au vu de notre fonctionnement actuel, des commandes que l’on nous fait et de l’expertise que l’on nous octroie, STEAW SARL ne sera jamais une webagency. J’ai à présent l’esprit bien clair sur le sujet.
Tout d’abord, les webagencys ont une très mauvaise réputation auprès des clients. Cataloguées de trop chères et de sources externalisées de problèmes, elles sont malheureusement, le plus souvent des cas, à l’image de leurs réputations.
STEAW devient un “studio de création webdesign”. Jusqu’à ce qu’on trouve mieux. Le but étant de garder et de se tenir à un domaine d’expertise : le webdesign. L’idéal pour moi serait de ne facturer que du conseil, de l’ergonomie, de la charte graphique et de l’intégration XHTML/CSS. C’est déjà beaucoup le cas, donc pourvu que ça dure.
Aussi, j’ai envie que STEAW reste une petite structure humaine et conviviale. J’ai vu beaucoup de société grandir et périr socialement. Pour moi, ce serait un échec. Je ne veux pas d’une course au chiffre d’affaire, je veux une course vers la réussite. La réussite n’est pas une question de salaire et d’argent mais de “bien vivre”. Il faut réussir à vivre de son projet, de sa passion mais surtout, vivre en gardant beaucoup de temps à partager avec les siens. C’est ça pour moi la réussite.
A ce sujet, je me suis acheté “Vers un nouveau capitalisme”, de Muhammad Yunus, que je vais m’empresser de lire. Son concept du “social business” me donne vraiment envie de découvrir ses travaux et publications. Un homme plein de sagesse, qui utilise le capitalisme pour lutter contre la pauvreté et non pour l’aggraver.
Muhammad Yunus : “La pauvreté existe parce que notre conception du monde repose sur des hypothèses qui sous-estiment les capacités humaines. Nous avons élaborés des conceptions trop restreintes : notre conception de l’entreprise (qui fait de la recherche du profit la seule motivation humaine), notre conception de la solvabilité (qui prive automatiquement les pauvres de l’accès au crédit), notre conception de l’entreprenariat (qui ignore la créativité de la majorité des gens) et notre conception de l’emploi (qui fait des êtres humains des réceptacles passifs au lieu de voir en eux des créateurs actifs).”
Bref, une courte mais grande année 2008 pour nous. Prochain billet : le bilan commercial. Ca va pas être triste vous allez voir.








